Dérapage

« Il y a mille façons de mettre en valeur sa commune… mais certainement pas assis sur des WC avec une écharpe de conseiller provincial! »

Et pourtant… à Estaimpuis, le premier échevin Daniel Senesael, en charge de l’Enseignement et… du Bonheur, mais aussi conseiller provincial, a choisi d’inaugurer des toilettes chez un proche. Tout y était : un échevin, une écharpe officielle de conseiller provincial, une photo-souvenir et même d’autres mises en scène loin du protocole…

Amusant ? Peut-être diront ses fans…
Respectueux de la fonction et de l’écharpe ? Certainement pas et impossible pour nous de laisser passer cela.

Qu’il s’agisse d’une écharpe communale ou provinciale, la règle reste la même : elle incarne une fonction et ne se porte que dans un cadre officiel à nos yeux. L’utiliser pour un gag privé, c’est ridiculiser le mandat qu’elle symbolise.

Difficile de considérer l’inauguration fictive d’une toilette privée comme une cérémonie officielle digne de ce nom… à moins qu’on n’ait rien compris (une fois de plus ?) !

Et dire que pendant ce temps, le bourgmestre Di Lorenzo s’emploie à redorer l’image de la commune, à faire avancer des projets concrets et à installer une dynamique positive… même avec la minorité (ce qui n’était plus le cas depuis trois décennies).
Dommage que ces efforts soient éclipsés par les frasques d’un premier échevin davantage occupé à se mettre en scène (côté public, comme côté privé) qu’à servir l’intérêt général, mais ça on y était déjà habitué par le passé…

À Ouverture, nous le disons clairement : « une écharpe ne se porte pas pour amuser la galerie, encore moins assis sur une cuvette.
Et plutôt que d’inaugurer des toilettes pour rire, ne serait-il pas plus utile d’offrir aux habitants de vraies toilettes publiques, par exemple au sein du parc d’Estaimbourg ?
« 

29 septembre 2025

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