Réforme du chômage : Estaimpuis se prépare à une hausse des demandes sociales

Lors du dernier Conseil communal du 22 septembre, notre chef de groupe Thierry Graulich a interpellé la majorité sur les conséquences locales de la réforme fédérale limitant à deux ans la durée des allocations de chômage. Cette mesure, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2026, risque de provoquer un afflux important de nouvelles demandes auprès des CPAS.

Dans sa question, Thierry a souligné les inquiétudes suscitées par cette réforme :

« Cette limitation pourrait fragiliser de nombreux ménages et impacter fortement les finances communales. Il est essentiel d’anticiper cet effet domino social. »

182 Estaimpuisiens concernés

Le président du CPAS, Geoffrey Vanbout, a confirmé l’ampleur du défi : 182 personnes devraient être exclues du chômage sur le territoire d’Estaimpuis entre janvier 2026 et juin 2027. Parmi elles, environ 60 pourraient prétendre au revenu d’intégration sociale (RIS).
Les autres devront se tourner vers d’autres formes d’aide ou tenter de retrouver rapidement un emploi.

« Cette réforme aura des conséquences financières dramatiques pour notre CPAS », a prévenu Geoffrey Vanbout, annonçant qu’il faudra puiser plus de 90 000 euros dans le fonds de réserve pour équilibrer le budget 2026.

Un plan d’action local

Face à cette situation, la commune a lancé depuis plusieurs mois une réflexion stratégique avec la fédération des CPAS et les équipes sociales.
Des mesures concrètes sont déjà programmées :

  • Ouverture d’une permanence d’information dès le 18 novembre, chaque mardi de 13h30 à 15h30, pour orienter les personnes concernées et expliquer les conditions d’accès au RIS.
  • Renforcement du service d’insertion socioprofessionnelle, avec un poste à temps plein prévu dans le budget 2026 (réparti en deux mi-temps).
  • Collaboration renforcée avec le Forem, pour faciliter la réorientation vers les métiers en pénurie et les formations qualifiantes.
  • Mobilisation des acteurs économiques locaux, notamment via les contrats Article 60 et 61, pour favoriser l’emploi de personnes en réinsertion.
  • Communication et sensibilisation dans le bulletin communal L’Estaimpuisien.

« Anticiper pour ne pas subir »

Si le président du CPAS se veut réaliste, il souligne également la volonté de préparer et d’adapter les services communaux à cette transition sociale :

« Celui qui ne prévoit pas l’avenir est condamné à le subir. Nous voulons anticiper, réorganiser et informer pour que personne ne soit laissé de côté. »

Le Forem, de son côté, poursuivra ses échanges avec le CPAS afin d’affiner les dispositifs d’accompagnement et de formation.
La question reste cependant ouverte sur l’efficacité des mesures fédérales d’encadrement et sur la capacité des communes à absorber seules ce choc social annoncé.

08 octobre 2025

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