Lors de la séance du Conseil communal de ce lundi soir, la deuxième modification budgétaire de l’année a été présentée et débattue.
Au nom de notre groupe, nous avons d’abord tenu à saluer le travail de la Directrice financière et de son équipe. Leur réactivité, la précision et la clarté des réponses apportées aux questions des conseillers ont permis d’aborder ce dossier dans un climat serein. « Leur professionnalisme est très rassurant et mérite d’être souligné devant ce Conseil », avons-nous indiqué.
Des signaux financiers encourageants
Sur le plan financier, la situation de trésorerie apparaît stable et confortable, reflétant un équilibre budgétaire globalement satisfaisant. Cet état de fait nous permet d’envisager l’avenir avec optimisme.
Des défis à anticiper
Nous avons toutefois rappelé l’importance de rester vigilants sur plusieurs fronts.
- Évolution démographique : si la population totale progresse, la part des 20-40 ans demeure faible, tandis que le nombre de personnes âgées continue d’augmenter. Ce déséquilibre pourrait, à moyen terme, entraîner un dépeuplement progressif de nos écoles. « Ce constat, que l’on retrouve dans de nombreuses entités, doit guider notre stratégie de planification », avons-nous précisé.
- Transferts de compétences : la réforme du chômage pourrait, dès 2026, amener environ 183 personnes supplémentaires à relever du CPAS. Une politique proactive de réinsertion sera alors indispensable, afin de limiter l’impact social et financier et de redonner confiance à ces personnes.
Une attention particulière à l’endettement
Nous avons également analysé l’évolution du ratio d’investissement, qui atteint 111,31 % pour l’exercice 2024. Si l’on exclut les prélèvements et provisions, ce ratio grimperait même à 125 %. « Ces provisions jouent un rôle clé pour contenir l’endettement, puisqu’elles sont intégrées dans les recettes. Sans elles, le taux serait bien plus élevé », avons-nous souligné.
Questions à l’Exécutif
Nous avons adressé plusieurs questions à l’Échevine des Finances : L’entité procède-t-elle régulièrement à des prélèvements et provisions dans les recettes depuis 2020 ?, L’utilisation des provisions vise-t-elle toujours à limiter le taux d’endettement ou d’investissement ?, Quelles mesures sont envisagées pour préserver l’équilibre financier si les dépenses continuent d’augmenter ? Enfin, au vu du bon niveau de trésorerie, la taxe sur les égouts reste-t-elle justifiée ?
Pour une vision stratégique sur quatre ans
En conclusion, nous avons appelé à renforcer la planification financière en établissant une vision stratégique à moyen terme, avec projection sur quatre ans, suivi démographique et anticipation des charges futures. « C’est à cette condition que nous pourrons garantir la pérennité financière de notre entité tout en restant réactifs face aux évolutions à venir », avons-nous insisté.
23 septembre 2025

