La question peut sembler brutale. Mais elle mérite d’être posée.
Lors des réceptions organisées dans le cadre des cérémonies officielles, les groupes de la minorité ne sont pas, voire jamais, associés.
Des élus pourtant légitimement choisis par des citoyens d’Estaimpuis sont exclus de moments qui relèvent de l’institution communale.
Un changement que nous espérions
Nous avions sincèrement pensé qu’un changement de capitaine à la tête de la commune permettrait d’insuffler un nouvel état d’esprit.
Plus d’ouverture… un mot qu’on aime bien chez nous.
Plus de dialogue… car cela permet de faire avancer les choses.
Plus de respect envers toutes les sensibilités politiques, un point central dans notre vision de la politique.
Force est de constater que, sur ce point, les pratiques restent inchangées.
Une question déjà soulevée
Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que la question se pose.
Ouverture était déjà intervenu devant le Conseil communal, le 18 décembre dernier, sur cette problématique, notamment à propos des cérémonies liées aux primes de naissance.
Nous avions alors rappelé un principe simple :
- Ces moments sont institutionnels.
- Ils représentent la commune dans son ensemble.
- Ils ne peuvent être réduits à la seule majorité.
Se cacher derrière l’exécutif n’est pas une réponse
Se retrancher derrière « l’exécutif » n’est pas une réponse acceptable et permet au pouvoir en place de botter en touche… une fois de plus.
L’exécutif ne se substitue pas à l’institution.
Et l’institution appartient à tous les citoyens, peu importe leur obédience politique.
La démocratie ne peut pas être à géométrie variable
« La démocratie, ce n’est pas la loi de la majorité, mais la protection de la minorité », disait Camus.
Elle implique donc de reconnaître que chaque mandat issu des urnes mérite considération et respect.
Les questions que nous posons clairement
Alors nous posons la question clairement :
- Pourquoi refuser la présence des groupes de la minorité lors de moments institutionnels ?
- En quoi l’ouverture affaiblirait-elle la commune ?
Nous ne demandons pas un privilège.
Nous demandons le respect d’un principe qui est fondamental à nos yeux.
Parce qu’une démocratie qui exclut une partie de ses élus envoie un mauvais signal à l’ensemble des citoyens.
Groupe Ouverture
17 mars 2026

