Le Mouvement citoyen Ouverture ...

Le Mouvement citoyen Ouverture dresse le bilan d’un an de mandature entre espoir et vigilance

Ce dimanche matin, le mouvement citoyen « Ouverture » a convié la presse pour partager ses « Tops » et ses « Flops » après une première année passée au sein de la minorité communale. Entre satisfaction d’un climat politique apaisé et inquiétudes structurelles, le groupe entend bien continuer à « réinventer la démocratie locale ».

Un collectif qui s’affirme et une commune plus à l’écoute

Pour Ouverture, le premier grand succès réside dans sa propre existence. José Lericque a ouvert la rencontre en soulignant la force d’un collectif porté par une dynamique de groupe sincère et une arrivée continue de nouveaux membres. Le mouvement se félicite de proposer une alternative désintéressée, loin des postures politiques traditionnelles, tout en maintenant un équilibre entre réflexion de fond et actions concrètes.

Sur le plan institutionnel, le groupe accorde un « Top » au nouveau Bourgmestre et à la majorité pour l’instauration d’un climat plus serein. « Un nouvel état d’esprit s’est installé : plus d’écoute, plus de dialogue », a affirmé José Lericque, notant que leurs interpellations, comme celle sur les véhicules de service, sont désormais entendues et suivies d’effets. Ce constat positif s’étend également au fonctionnement du CPAS, jugé plus fluide et collaboratif.

La réalité du terrain : entre actions concrètes et « jungle » numérique

Angélique Dubois a rappelé que l’engagement d’Ouverture se traduit par des actes visibles, citant le succès du Marché de Noël artisanal et l’augmentation significative des « Boîtes de Noël d’Ouverture » distribuées aux citoyens.

Toutefois, le groupe reste vigilant face aux réseaux sociaux. S’ils saluent une communication cohérente et un ton posé, ils déplorent les stratégies de certaines personnes visant à détourner le fond de leurs interventions pour en faire des attaques personnelles. Ils notent avec intérêt que le public rencontré sur le terrain est souvent bien plus nuancé et réfléchi que ne le laissent paraître les commentaires en ligne.

Des « Flops » qui pointent les limites du système actuel

Le tableau n’est cependant pas totalement idyllique. Thierry Graulich a pointé du doigt la difficulté d’être un conseiller d’opposition aujourd’hui : un rôle qu’il qualifie de « vrai métier », extrêmement chronophage et peu compatible avec une vie professionnelle pour les jeunes citoyens.

Les défis de la transparence et de la participation citoyenne

Malgré les avancées, le mouvement Ouverture pointe plusieurs zones d’ombre qui freinent encore la vie démocratique locale. Monique Vancoppernolle a notamment mis en lumière la complexité des finances communales, déplorant un manque de lisibilité et de comparaisons temporelles qui rend l’analyse des politiques publiques particulièrement délicate. Pour le mouvement, cette opacité, même involontaire, nuit à la qualité du débat et nécessite des outils plus transparents pour permettre aux élus d’exercer leur rôle de contrôle.

À cette complexité s’ajoutent des pressions budgétaires extérieures croissantes. Claude Wambeke a alerté sur l’instabilité des subsides régionaux et l’augmentation structurelle de la masse salariale liée à l’inflation. Ces contraintes, souvent subies par la commune, font peser un risque réel sur le portefeuille des citoyens et imposent une anticipation rigoureuse pour éviter des décisions brutales en fin de chaîne.

Une institution encore trop fermée ?

Le constat est également préoccupant en matière de participation. Chloé Tratsaert regrette que les conseils communaux restent désertés par la population, faute de diffusion en direct et par méconnaissance du droit d’intervention des citoyens. Ouverture plaide pour un meilleur accompagnement afin de lever l’intimidation liée au cadre institutionnel et rendre la démocratie locale plus inclusive.

Enfin, le groupe a conclu sur la nécessité d’améliorer la communication de la commune. Tout en se sentant obligé qu’il ne vise par les personnes, il souligne un manque de pédagogie et d’anticipation sur des dossiers sensibles comme le cadastre. Une information plus claire et communiquée en amont des décisions est, selon le mouvement, la condition sine qua non pour maintenir la confiance entre l’institution et les habitants.

En conclusion, si Ouverture reconnaît que la commune « avance dans la bonne direction », le mouvement promet de rester un observateur attentif et constructif, avec pour ambition ultime de créer de véritables instances participatives à Estaimpuis.

25 janvier 2026

Leave a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *