Dans le cadre de ses rencontres citoyennes, le mouvement Ouverture a récemment relayé au Collège communal les préoccupations d’habitants de Néchin concernant la sécurité routière sur la N510. Une interpellation formelle a été adressée au Bourgmestre, Frédéric Di Lorenzo, pointant plusieurs problématiques observées sur le terrain.
Thierry Graulich, conseiller communal pour Ouverture, a mis en lumière des comportements de stationnement gênant la circulation sur la piste cyclable bi-directionnelle de 1,2 mètre de largeur, notamment aux abords de la pizzeria d’Estaimbourg et du Ô Guidom. « Ces stationnements empiètent sur la piste, réduisent son usage et, paradoxalement, incitent certains automobilistes à rouler plus vite en élargissant visuellement la chaussée », explique-t-il dans son courrier.
Le groupe a également attiré l’attention sur l’installation de bacs à fleurs sur la même voirie, entre la boulangerie et la pharmacie de Néchin. Si l’initiative vise à embellir l’espace public et à encadrer le stationnement, elle soulève néanmoins des questions quant à la cohabitation avec les cyclistes.
Enfin, Ouverture s’est interrogé sur l’articulation entre les projets d’installation de caméras de lecture de plaques (AMPR) et les enjeux de protection des usagers faibles, insistant sur la nécessité d’une approche globale, équilibrée et non binaire de la sécurité routière.
Dans sa réponse, Frédéric Di Lorenzo se veut rassurant : « Nous sommes conscients des difficultés rencontrées et les actions de verbalisation ont été intensifiées ces dernières semaines. J’inviterai les services de police à se concentrer sur les zones sensibles identifiées », indique-t-il. Concernant les bacs à fleurs, le Bourgmestre souligne qu’aucune plainte formelle n’a été enregistrée à ce jour, mais se dit ouvert à rencontrer les usagers pour envisager d’éventuels ajustements.
Ouverture salue cette réponse comme un signe d’écoute et de dialogue, tout en restant attentif à la mise en œuvre concrète des mesures annoncées. « La sécurisation de la N510 ne peut faire l’économie d’une réelle concertation avec les riverains et usagers faibles. C’est aussi cela, pour nous, une démocratie active et continue », conclut Thierry Graulich.
18 avril 2025

