Rue du Greffier : « tout est en ordre »… jusqu’à l’ordre de défaire le trottoir

Un aménagement privé a fait bondir plus d’un riverain de la rue du Greffier à Evregnies : place de parking surélevée, rampes coulées dans la rigole d’évacuation, eau qui déborde chez les voisins dans un village déjà marqué par les inondations. Ajoutons à cela une différence de niveau importante entre trottoir et chaussée, et l’on comprend vite que piétons, cyclistes et automobilistes ne sont pas à la fête.
Face à cette situation, Ouverture a interpellé la majorité lors du dernier Conseil communal. « Notre objectif était simple : vérifier si le permis d’urbanisme délivré pour ce bien était respecté et si la sécurité des riverains était réellement prise au sérieux », souligne Thierry Graulich.
Pas conforme au permis !
À la suite de cette intervention, le service Urbanisme a confirmé que l’aménagement tel qu’il avait été réalisé n’était pas conforme au permis et qu’une partie des travaux devra être revue pour rentrer dans les règles. Autrement dit, sans notre action, un aménagement problématique serait probablement resté en l’état, au détriment des habitants du quartier.
L’essentiel est donc acquis : le permis va enfin être respecté.
Il est toutefois regrettable qu’il faille une intervention politique pour faire appliquer des règles pourtant claires.
Mieux travailler ensemble pour préserver notre commune rurale
Ce dossier montre aussi une autre réalité : la nécessité d’une meilleure coordination entre les services communaux (Urbanisme, Voiries, Mobilité) et la CCATM.
La CCATM joue un rôle essentiel pour préserver le caractère rural de notre commune, la qualité des paysages, la sécurité et la cohérence des aménagements. Encore faut-il qu’elle soit consultée en temps utile et que l’information circule correctement entre tous les acteurs concernés.
Pour Ouverture, ce dossier est révélateur d’un fonctionnement à améliorer :
• Des permis respectés dès le départ, pas seulement après coup ;
• Des autorisations écrites claires pour tout aménagement sur le domaine public ;
• Une CCATM associée en amont aux dossiers sensibles, et pas mise devant le fait accompli.
Nous continuerons à défendre une ligne simple : des règles appliquées, des services qui travaillent ensemble, une urbanisation maîtrisée, au service des habitants et de l’avenir de notre commune rurale et des promesses qui se traduisent en actes, pas seulement en discours.
