La situation autour du cabinet d’ophtalmologie d’Estaimbourg alimente les débats dans notre commune. Le praticien, contacté par notre groupe, a confirmé avoir cessé ses consultations d’urgence au cabinet des Tanneurs. Il nous a répondu et maintient que cette décision fait suite à une démarche « unilatérale » de la commune concernant sa domiciliation.
Un bras de fer administratif
De son côté, lors d’un échange téléphonique avec les responsables de notre groupe, le bourgmestre insistait sur le caractère purement administratif du dossier. Selon Frédéric Di Lorenzo, la domiciliation repose sur un rapport de police « détaillé et circonstancié », et « le Collège communal n’a aucune marge de manœuvre discrétionnaire ». Le médecin, lui, affirme n’avoir jamais pu consulter ce rapport, dénonçant une procédure opaque et à sens unique et avance que toute l’affaire trouverait son origine dans une dénonciation privée liée à son divorce en cours. Selon le praticien, cette dénonciation aurait déclenché la remise en cause de sa domiciliation et donc la fin de ses consultations d’urgence à Estaimpuis.
Des témoignages qui inquiètent
En parallèle, plusieurs témoignages recueillis par Ouverture ces derniers jours décrivent un comportement instable du praticien : tensions, menaces et propos déplacés. Des éléments qui, selon les informations disponibles, recoupent les constatations policières.
La réaction d’Ouverture
Pour le Mouvement citoyen Ouverture, au-delà des polémiques et des accusations croisées, c’est surtout le citoyen qui est la véritable victime de cette situation. « Dès mars dernier, nous avions interpellé le Collège communal sur l’absence de solution en matière d’urgence médicale locale », rappellent Chloé Tratsaert et Thierry Graulich. « Aujourd’hui, force est de constater que rien n’évolue. Au contraire. Les habitants se retrouvent privés d’un service de proximité essentiel. Les conflits administratifs ou personnels ne doivent pas masquer l’essentiel : le besoin médical de base reste sans réponse. » Une solution est toujours attendue.
Ouverture appelle une nouvelle fois le Collège communal à agir. Le mouvement invite la majorité à rechercher activement une alternative en collaboration avec les hôpitaux et les praticiens de la région : « Seul un médecin en règle, respectueux de la déontologie, peut garantir une réponse crédible et durable. La santé des citoyens doit primer sur les polémiques. »
20 août 2025
Mars 2025 : Interpellation lors du Conseil communal sur l’accès aux soins médicaux et la pénurie de médecins
Nous souhaitons attirer votre attention sur une problématique de plus en plus préoccupante pour nos concitoyens : la difficulté croissante à trouver un médecin sur l’entité. Plusieurs habitants, notamment des personnes âgées et des familles avec enfants, nous ont signalé qu’ils peinent à obtenir un suivi médical régulier, faute de médecins acceptant de nouvelles patientèles. Cette situation ne fait que s’aggraver avec les départs en retraite non remplacés et le nombre limité de nouveaux médecins qui, lorsqu’ils s’installent, voient leur patientèle saturée en un temps record. Ce phénomène ne concerne pas seulement notre commune, mais touche aussi les entités voisines, notamment Pecq, où des citoyens font état des mêmes difficultés. Le risque d’un véritable désert médical est bien réel si aucune mesure proactive n’est mise en place. Dès lors, nous souhaitons connaître les intentions du Collège communal sur cette question essentielle. Plusieurs pistes pourraient être envisagées, notamment :
- Envisagez-vous une collaboration avec la commune de Pecq et d’autres entités voisines pour attirer de nouveaux médecins ?
- La mise en place d’une maison médicale offrant des conditions attractives pour inciter de jeunes praticiens à s’installer durablement ?
- Quelles démarches aurez-vous auprès des autorités de santé compétentes afin d’explorer des solutions adaptées à notre territoire ?
Avez-vous déjà engagé des réflexions ou des actions en ce sens ? Êtes-vous disposés à organiser une concertation avec les acteurs concernés (médecins, centres de santé, autorités régionales) pour identifier des solutions concrètes et durables ?

