Un terrain de jeu dangereux
Le bâtiment de l’ancien Collège de La Salle, situé à Estaimpuis, suscite une vive inquiétude depuis plusieurs années. Aujourd’hui, nous tirons la sonnette d’alarme. Lors du dernier conseil communal, Thierry Graulich a interpellé le Collège sur l’état de délabrement avancé du site et les risques majeurs qu’il représente pour la sécurité publique.
Un habitant de la commune, photographe et explorateur urbain, a récemment contacté notre groupe pour partager ses observations. Depuis 2019, il documente les lieux dans le cadre de l’urbex, cette pratique qui consiste à explorer des bâtiments abandonnés à des fins artistiques ou patrimoniales. Mais ce qu’il rapporte dépasse le simple intérêt photographique : accès libre à l’arrière du bâtiment, grillages découpés depuis longtemps, cages d’ascenseur ouvertes, planchers pourris, toitures accessibles…
Adolescents en danger
Le plus préoccupant, selon nous, c’est la fréquentation régulière du site par de jeunes ados. « Certains y jouent, d’autres y dégradent, et parfois, allument des feux », déclare notre élu . Récemment, un début d’incendie a rappelé combien la situation est critique.
« Même si l’accès est interdit, les faits sont là : le bâtiment est accessible, et de nombreux jeunes y pénètrent sans conscience des dangers. Nous avons le devoir d’agir avant qu’un drame ne survienne », a plaidé notre groupe devant le conseil.
Le Bourgmestre répond
Le Bourgmestre, Frédéric Di Lorenzo, a répondu à l’interpellation en reconnaissant la gravité de la situation, tout en rappelant les limites d’intervention de la commune.
« Il s’agit d’une propriété privée. Un arrêté de police ne peut viser que la voie publique. Or, ici, le danger est à l’intérieur du bâtiment. »
Il précise cependant que la commune suit le dossier de près. Un courrier a été adressé au propriétaire, et une réunion s’est tenue le 25 mars dernier. Une société privée de gardiennage effectue désormais des rondes quotidiennes sur le site.
Par ailleurs, suite à l’intervention d’Adeline Capart (Les Engagés), le bourgmestre assure que le bâtiment et la maison attenante – également vide – feront l’objet d’une taxation pour inoccupation dès l’exercice 2025-2026, les permis d’urbanisme seront arrivés à échéance.
Ouverture reste mobilisé
Pour Ouverture, ces actions sont un premier pas, mais restent insuffisantes… « Nous saluons les contacts pris avec le propriétaire, mais ce bâtiment reste un terrain de jeu dangereux. La sécurisation doit être renforcée de manière concrète et urgente. » Le groupe s’engage à continuer d’alerter et de relayer les inquiétudes des citoyens. « Ce bâtiment ne doit pas devenir un lieu de drame. La sécurité des jeunes passe avant tout. »
24 mai 2025

