Fin décembre 2024, notre Mouvement citoyen a pris l’initiative d’interpeller l’Échevin de l’Environnement, François Deconinck, sur un problème de biodiversité qui inquiète de plus : la préservation du hérisson. Une espèce en voie de disparition, clé dans l’équilibre des écosystèmes locaux, notamment pour son rôle de régulateur des populations d’insectes et de petits invertébrés.
L’interpellation est née d’une inquiétude citoyenne face à la diminution rapide des effectifs de hérissons, menacés par la destruction de leur habitat, le réchauffement climatique, ainsi que l’usage de produits phytosanitaires. Le groupe Ouverture a ainsi sollicité l’Échevin sur les mesures mises en place par la commune pour protéger cette espèce et favoriser sa conservation, tout en se montrant prêt à collaborer avec la commune sur des projets ou des campagnes de sensibilisation.
Une réponse ouverte, mais insuffisante
L’Échevin a répondu début janvier en abordant le problème complexe de la disparition des hérissons. Il a rappelé que le hérisson est désormais classé comme une espèce « quasi-menacée » par l’UICN, une réalité qui touche plusieurs autres espèces. Cependant, sa réponse semble plus générale que spécifique.
François Deconinck évoque notamment l’urbanisation, l’agriculture intensive et l’usage des pesticides comme des facteurs globaux qui influencent la population de hérissons. Si ces points sont valables, ils ne répondent cependant pas directement à la demande d’actions locales concrètes formulée.
Le message met en avant certaines initiatives comme le Plan Communal de Développement de la Nature (PCDN), qui permet aux citoyens de coconstruire des projets locaux pour la biodiversité. L’Échevin évoque également une mesure réglementaire sur les robots tondeuses, qui ne peuvent être utilisés qu’à certaines heures pour limiter les nuisances sur la faune. De plus, il rapelle que la commune a cessé d’utiliser des pesticides depuis plusieurs années, une démarche conforme aux législations européennes.
Des actions locales attendues
Malgré ces réponses, le groupe Ouverture attendait davantage de précisions sur des actions spécifiques liées à la protection du hérisson. Aucune mention n’est faite sur des projets concrets visant à améliorer les habitats du hérisson ou des mesures pour contrer les menaces qui pèsent sur cette espèce. Le groupe Ouverture, désireux d’être partie prenante dans la solution, a proposé de collaborer sur des initiatives locales ou de sensibiliser davantage la population.
Il semble que la réponse de l’Échevin, bien qu’ouverte à de futures discussions, n’apporte pas de solutions immédiates ni de propositions concrètes pour agir sur cette problématique urgente. En conséquence, le groupe Ouverture a décidé d’envoyer un dernier courriel le 16 janvier 2025, sollicitant à nouveau des actions spécifiques et l’engagement de la commune en faveur de la conservation du hérisson.
Un appel à l’action
La question de la préservation du hérisson est un enjeu crucial pour la biodiversité locale. Le groupe Ouverture continue d’espérer que la commune d’Estaimpuis prendra des mesures plus ciblées et agira concrètement pour préserver cet animal emblématique. Il ne s’agit pas seulement de répondre aux préoccupations d’un citoyen, mais bien de s’engager dans une démarche de long terme pour la protection de notre environnement.
Le groupe Ouverture appelle à une action urgente et appelle tous les citoyens à participer à la sauvegarde de la biodiversité locale, en s’appuyant sur des mesures concrètes qui pourront faire une réelle différence pour la faune de notre commune.
16 janvier 2025.


