Dans un message adressé à ses membres, le CADE – Collectif d’Aide et de Défense des Estaimpuisiens – a déclaré : « Même si nous avons remporté une première victoire, nous savons que tant que Bo-Béton reste propriétaire du terrain, une nouvelle demande est possible. Notre position est claire : nous sommes opposés à l’implantation de cette entreprise, quel que soit le résultat des élections d’octobre. » Le collectif insiste sur la nécessité de l’unité dans ce combat, au-delà des affiliations politiques, pour protéger l’environnement et la qualité de vie des habitants d’Estaimpuis.
De son côté, Johan Vanloot, directeur de Bo-Béton, avait donc déclaré avoir obtenu un feu vert pour son projet, accusant la commune de ne pas gérer correctement le trafic. Des accusations que le bourgmestre d’Estaimpuis, Daniel Senesael, réfute dans un droit de réponse que vous lirez ci-dessous. Il a rappelé la position clairement défavorable du Collège communal à l’égard de l’installation de l’usine au cœur du village, en raison des nuisances potentielles pour les riverains et des non-conformités aux règles urbanistiques.

Cependant, le droit de réponse de M. Senesael suscite des interrogations… En se basant sur la décision du Collège en mars 2024, il contredit les déclarations de M. Vanloot, qui mentionne un feu vert PREALABLE. Le Collège s’est opposé au projet après une réunion publique mouvementée, lors de laquelle Quentin Huart, alors échevin de l’urbanisme, avait signalé que le Collège avait initialement approuvé le projet. Cette contradiction interpelle quant à la cohérence des déclarations, et il est dès lors compréhensible que le bourgmestre porte plainte pour diffamation.
Mis en cause dans le droit de réponse du bourgmestre, notre Mouvement citoyen tient néanmoins à rappeler qu’il relaie tous les articles de presse impartiaux et que la sélection d’informations, comme mentionnée dans le droit de réponse, ne devrait pas être utilisée à des fins politiques. De plus, notre réaction n’est pas particulièrement virulente en comparaison à d’autres réponses plus agressives que nous avons observées.
Alors que les élections communales approchent, même si nous n’avons pas (encore) de représentant(e) au Conseil, nous explorerons toutes les options possibles face à cette situation, tout en remerciant le CADE de nous avoir alertés, garantissant ainsi la transparence vis-à-vis des Estaimpuisien(ne)s.
La lutte pour préserver l’environnement et la qualité de vie à Estaimpuis est loin d’être terminée, et tous les acteurs concernés devront rester vigilants.
Droit de réponse de Daniel Senesael à l’article publié dans l’édition du Nord-Eclair Tournai-Mouscron du 17 septembre 2024 intitulé « Bo-Béton fera une nouvelle demande après les élections » (page 10).
Suite à la parution de l’article susmentionné, Daniel Senesael, Bourgmestre d’Estaimpuis réfute les allégations de M. Johan VANLOOT, patron de Bo-Béton, selon lesquelles il aurait donné son feu vert il y a plus d’un an pour réaliser une nouvelle usine industrielle de production de pièces de béton au sein de la zone des Bâtisseurs à Estaimpuis.
La position de M. le Bourgmestre et de l’ensemble des membres du Collège a toujours été la même, à savoir ne pas accepter l’implantation d’une telle entreprise au sein du centre d’Estaimpuis !!!
A cet égard, M. Senesael permet de rappeler la décision sans équivoque adoptée par le Collège communal du 29 mars 2024 quant à la demande de permis d’urbanisme introduite par la SRL BO-BETON pour la construction et l’exploitation de l’entreprise précitée, dont voici quelques extraits :
« […] les deux voiries menant à la zone industrielle sont pratiquées par de nombreux véhicules légers et sont actuellement proches de la saturation par le trafic de véhicules lourds. Ceux-ci apportent de nombreuses nuisances pour les riverains, provoquent des désordres pour les habitations (fissures, tremblements, insécurité…), ainsi que nuisances psychologiques pour les riverains, qui subissent à toute heure du jour et de la nuit le passage de ces véhicules avec leurs freinages et accélération au niveau des différents aménagements routiers. L’accroissement important du nombre de véhicules lourds sur ces axes serait dès lors désastreux à tout point de vue.
[…] d’un point de vue urbanistique, le projet ne respecte pas les lignes directrices des prescriptions urbanistiques du S.O.L. Certes le projet est en zone industrielle au plan de secteur de référence mais il s’inscrit également en plein cœur d’un village et de ce point de vue il est impératif de respecter scrupuleusement les prescriptions urbanistiques du S.O.L.
[…] Le Collège communal émet un avis tout à fait défavorable unanime sur le projet présenté, s’oppose fermement à ce projet et demande avec insistance et fermeté qu’une entreprise avec une telle activité d’une surface totale de plus de 20.000 m² engendrant un trafic de poids lourds aussi important et s’intégrant peu dans son environnement ne puisse pas s’implanter en plein cœur du village d’Estaimpuis, à proximité d’une école, d’un complexe sportif, d’une piscine, de terrains de sport ou encore, d’un gîte touristique. […].
M. Johan VANLOOT peut indiquer qu’il fera une nouvelle demande de permis après les élections, ce qui est totalement dans son droit, la position des membres de la liste PS/LB du Bourgmestre NE CHANGERA PAS ! Les arguments avancés par le Collège communal d’Estaimpuis pour refuser ce projet demeurent plus que jamais d’actualité. Si d’aventure, le groupe PS/LB était amené à siéger au Collège communal lors de la prochaine mandature, il émettrait à nouveau, et là aussi cela entre totalement dans les prérogatives du Collège, un avis tout à fait défavorable sur une éventuelle nouvelle demande.
La meilleure preuve de cet engagement pris envers les citoyens de ne pas voir fleurir une telle entreprise au sein de la zone des Bâtisseurs est que les démarches ont été initiées afin de modifier le plan de secteur dans cette zone.
M. Daniel SENESAEL, qui a été pris à parti notamment sur les réseaux sociaux suite à la publication de cet article regrette par ailleurs que des propos fallacieux aient été relayés par d’autres partis qui se présentent aux élections communales au sein de l’entité, sans aucune autre forme de procès, notamment des partis qui aspirent incarner le renouveau et « d’autres façons de faire de la politique », lesquels, en cette période de campagne, n’hésitent pas à réaliser de la récupération de bas étage se démarquant de la sorte par des pratiques qu’ils prétendent dénoncer…

